Euro 2016 : le tour des stades

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L’Euro approche à grands pas ! A un mois jour pour jour du match d’ouverture (France-Roumanie le 10 juin au Stade de France), Footpack fait le point sur les stades qui accueilleront l’un des évènements sportifs majeurs de l’été.

Avec l’Euro 2016, la France s’apprête à accueillir sa troisième compétition internationale majeure après l’Euro 1984 et la Coupe du Monde 1998. L’organisation d’un tel événement implique de disposer d’infrastructures dignes de ce nom, et constitue un bon prétexte pour rénover ou construire de nouvelles enceintes. Le stade de la Beaujoire à Nantes a ainsi vu le jour dans le cadre de l’Euro 1984, et le stade de la Meinau à Strasbourg a été complètement reconstruit pour l’occasion. La Coupe du Monde 1998 a accouché du Stade de France, tandis que le Vélodrome a subi une première métamorphose avec la suppression de l’anneau qui lui a donné son nom.

2016 ne déroge donc pas à la règle et apporte son lot de nouveautés. Sur les 10 stades retenus pour la compétition, quatre sont sortis de terre au cours des quatre dernières années : Lille, Nice, Bordeaux et Lyon ont su profiter de l’évènement pour se doter d’enceintes modernes. Geoffroy-Guichard et le Vélodrome ont quand à eux subi un lifting complet, avec notamment la pose d’un toit enveloppant l’ensemble des tribunes qui leur confère une silhouette inédite. Enfin, le Parc des Princes, le Stadium de Toulouse et le stade Bollaert de Lens ont fait l’objet de rénovation mineures (vestiaires, espaces média, buvettes, sanitaires, loges, sièges, éclairage, vidéosurveillance, pelouse, accès), tandis que le Stade de France répondait déjà aux exigences de l’UEFA.

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Il est intéressant de noter que parmi les nouveaux stades, seul le Parc OL appartient à 100% au club qu’il héberge le reste de l’année, les stades de Lille, Nice et Bordeaux ayant été financés selon le modèle de partenariat public-privé. Si l’esthétique extérieure de ces enceintes est globalement réussie, on regrettera donc un certain manque de personnalité vu de l’intérieur, avec des sièges de couleur neutre qui tranchent avec les tribunes rouges et bleues – notamment – du Parc OL. En outre, le club de Jean-Michel Aulas pourra à l’avenir s’appuyer sur des recettes issues de la billetterie bien plus conséquentes que ses concurrents…

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Autre regret : certaines régions ont été sacrifiées dans le choix des stades. Ainsi, il n’y aura aucun match dans le Grand Ouest, malgré la présence de vraies villes de foot telles que Rennes, Nantes, Caen, ainsi qu’une MMArena flambant neuve de 25.000 places qui sonne creux depuis la rétrogradation du Mans en DH. Même son de cloche à l’est, où le triangle Strasbourg-Metz-Nancy aurait légitimement pu prétendre à accueillir quelques matchs.

Plus qu’un quadrillage géographique équitable du territoire, c’est donc la taille des stades qui a fait la différence : en effet, seule la Beaujoire à Nantes (37.000) dispose d’une capacité supérieure au plus petit des stades retenus, le Stadium de Toulouse (33.000). Malgré un intérêt évident, l’opposition des pouvoirs publics locaux à une nouvelle rénovation coûteuse de leur enceinte (la troisième après celle du Mondial 1998 et la Coupe du Monde de rugby 2007) aura eu raison de la candidature nantaise.

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Au contraire des supporters alsaciens ou lorrains, les habitants de l’ouest amateurs de ballon rond pourront néanmoins se consoler en allant observer leurs joueurs favoris à l’entraînement. En effet, plusieurs sélections installeront leur camp de base le long de la Manche et de la façade atlantique, de Deauville (Croatie) à l’île de Ré (Espagne) en passant par Dinard (Pays de Galles), Perros-Guirec (Albanie), la Baule (Pologne) et Pornichet (Suède). L’occasion d’apercevoir Modric, Iniesta, Gareth Bale, Lewandowski, Zlatan ou Lorik Cana (pour les plus chanceux) de plus près – et à moindre frais.

Et vous, comment allez-vous vivre « votre » Euro ?



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