Il y a ceux qui apposent une étoile en lien avec la Ligue des Champions, ceux qui honorent un nombre important de victoires en championnat ou encore ceux qui profitent du fait que les règlements autour de ce symbole soient tout simplement laxistes pour laisser parler l’imagination.
Dans l’univers du football, l’étoile est connue de tous. Pourtant, sa présence n’est liée à aucun règlement universel. Chaque pays a sa façon de faire et parfois, à l’intérieur d’un pays, chaque club peut faire ce qu’il souhaite. Mais alors, quelles sont véritablement les règles autour des étoiles dans le foot ? Décryptage complet.
La Serie A, le très bon élève
S’il y a bien un championnat où tout est calé et où l’on ne rigole pas avec le règlement, c’est bien la Serie A. En Italie, des règles sont non seulement inscrites dans les lois du jeu, mais elles sont d’une simplicité enfantine. Ainsi, dix titres offrent une étoile. La Juventus compile à ce jour 36 titres et peut donc arborer trois étoiles. L’Inter Milan qui a remporté 20 titres peu afficher ses deux étoiles tandis que l’AC Milan et 19 titres, n’en compte qu’une. Simple. Basique.
Le maillot de la Juventus et ses trois étoiles

En Allemagne aussi, depuis 2004, porter une étoile en lien avec les championnats n’a rien d’étonnant. Mieux, c’est inscrit dans le règlement des équipements de la compétition. Ainsi, trois titres de champion d’Allemagne donnent le droit d’afficher une étoile, gagner cinq titres représente deux étoiles, dix titres = trois étoiles, vingt titres = quatre étoiles et trente titres offrent le droit d’afficher cinq étoiles. C’est le cas du Bayern Munich. Un système où la répartition des étoiles est assez étonnante certes, mais un système où les règles sont définies.
En revanche, il est important de noter qu’en Allemagne, les titres remportés entre 1903 et 1963 ne comptent pas. Ni les titres obtenus par les anciens clubs d’Allemagne de l’Est comme le Dynamo Berlin et le Dynamo Dresde. C’est par exemple pour cela que Hambourg n’affiche qu’une seule étoile alors que le club a officiellement remporté six titres.
Du laxisme en France, Angleterre, Espagne
En France, en Angleterre et en Espagne, la donne est en revanche différente. Malgré tout, sur les deux derniers championnats nommés, rien ne stipule dans le règlement qu’une étoile pourrait être intégrée en cas de X titres de champion national. À l’inverse, rien ne semble l’interdire non plus.
En France, c’est la même chose. Au sein du règlement des équipements, aucune règle n’existe au sujet de ce symbole. De quoi offrir de la liberté à ceux qui souhaitent afficher une étoile. Idem du côté de la Grèce où l’Olympiakos affiche quatre étoiles quand le Panathinaïkos et l’AEK ne le font pas. Même chose au Portugal avec les trois étoiles du Benfica alors que le FC Porto et le Sporting n’affichent rien.
L’étoile au-dessus du logo de l’OM, symbole de 1993

Dans l’Hexagone, l’Olympique de Marseille et l’AS Saint-Étienne sont donc les deux seuls clubs français à afficher de manière permanente une étoile au-dessus du blason. Avant son changement de blason, le FC Nantes affichait, lui, ses huit étoiles de champion au sein même du logo. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. En revanche, du côté de l’ASSE, c’est le fait d’avoir remporté dix titres de champion de France qui est mis en avant, tandis qu’à l’OM, l’étoile symbolise la victoire en Champions League.
OM, Nottingham Forest, Celtic, Huddersfield : ces clubs étoilés
Le club phocéen n’est d’ailleurs pas le seul à honorer sa victoire dans la plus belle des compétitions de clubs. Dans ce petit monde, Nottingham Forest est attaché à ses deux étoiles de vainqueur de la C1 (1979, 1980), tout comme le Celtic, vainqueur en 1967. Malgré une seule victoire dans leur histoire, des clubs comme le Feyenoord, Hambourg ou encore Aston Villa n’affichent pas le précieux symbole doré, synonyme de triomphe européen.
Le maillot du Celtic, frappé d’une étoile

À l’inverse, les clubs les plus titrés sur la scène continentale comme le Real Madrid, l’AC Milan, Liverpool ou encore le Bayern Munich n’affiche aucune étoile en lien avec une victoire en Champions League.
Mais outre la victoire en Coupe d’Europe, certains clubs affichent des étoiles de manière assez audacieuse. On se rappelle par exemple que sur l’ancien blason de Manchester City apparaissaient trois étoiles. Trois étoiles qui n’avaient pourtant aucune signification et qui étaient simplement là pour des raisons décoratives. Toujours en Angleterre, Huddersfield affiche aussi trois étoiles, mais pour honorer ses trois titres de champion d’Angleterre (1924, 1925, 1926). Même chose à Burnley (deux titres, deux étoiles).
Pour aller toujours plus loin, le club de Bury célèbre ses deux victoires en FA Cup (1900, 1903) avec deux étoiles, tandis qu’Ipswich (D3) affiche trois étoiles pour trois trophées différents : le Championnat en 1962, la Cup en 1978 et la Coupe de l’UEFA en 1981.
Bref, c’est une certaine cacophonie qui règne encore aujourd’hui dans le football au sujet de ces étoiles. Symboliques pour certains, purement décoratives pour d’autres, les étoiles ne laissent pas indifférent. Pour s’en rendre compte, il suffit de voir l’effet de l’annonce du maillot étoilé du PSG après sa victoire en Champions League et l’engouement des supporters au sujet de ce maillot collector. Alors que les dirigeants parisiens ont décidé de ne pas intégrer l’étoile au dessus du logo du club, difficile de croire que le sujet va rester clos éternellement.
Publication
- Publié le : 05/06/2025 à 19:17
- Mis à jour le : 05/06/2025 à 19:17
