Depuis 2011, c’est l’américain Nike qui endosse la responsabilité d’être l’équipementier officiel des équipes de France et qui a notamment accompagné les Bleus lors du sacre en Russie. Mais le contrat signé en 2018 arrive à son terme en 2026. C’est pour cette raison que la FFF a lancé le 22 mars dernier un appel d’offres global. Après avoir récupéré les dossiers jusqu’au 15 avril, les candidats avaient jusqu’au 29 avril pour déposer les dossiers. Si un postulant se détachait du lot, la Fédération Française de Football pourrait bien ficeler le deal rapidement.

Mais alors, Nike sera-t-il toujours sur le maillot des Bleus ? PUMA peut-il créer la surprise ? Adidas va-t-il tenter de se venger de l’Allemagne ? Un autre acteur pourrait-il entrer dans la danse ? La course au nouvel équipementier de l’équipe de France entre dans sa dernière ligne droite.
Nous ferons une offre à un prix approprié et des offres là où cela a du sens, à un prix qui nous convient et, au-delà, nous ne participerons pas.
Bjørn Gulden, PDG d’adidas Europe.
Ils sont quatre, peut-être cinq à avoir postulé à ce rôle si particulier de fournisseur de l’équipe de France de Football. Si le trio Nike, Adidas, PUMA n’est pas une surprise puisqu’il était déjà présent lors du dernier appel d’offres en 2011, Décathlon pourrait bien être l’empêcheur de tourner en rond à en croire le quotidien L’Équipe. Si l’identité de la potentielle cinquième marque n’est pas connue, il est difficile d’aller au-delà de prétendants comme Kappa, Macron ou encore Le Coq Sportif.

En effet, devenir la marque partenaire de la 3F est une position bien particulière, par l’aura que les Bleus ont aujourd’hui à travers le monde mais aussi par le potentiel marketing de l’équipe et des joueurs comme Kylian Mbappé qui la compose. Tête d’affiche de la communication football de Nike depuis des années, le natif de Bondy ne devrait plus porter de maillot de club Nike durant les prochaines saisons, en cas de départ au Real Madrid notamment. À ce titre, il est difficile de croire que la priorité de Nike ne soit pas de prolonger son bail chez les Bleus et donc de sécuriser au maximum sa visibilité sur la scène internationale comme elle avait pu le faire avec un certain Cristiano Ronaldo et l’équipe du Portugal.
Seul « problème », à partir de 2027, Nike va être l’équipementier de l’Allemagne et devrait débourser une somme qui pourrait avoisiner les 100 millions d’Euros pour s’attacher les services de la DFB. Une somme colossale, le double de ce que Nike payait à la 3F par exemple, et qui va forcément laisser des traces pour un investissement important comme l’aimerait la 3F ou lors d’une possible négociation avec les Bleus.

Mais si Nike pourrait potentiellement avoir des problèmes de fonds, la donne pourrait être inversée pour adidas. Outre le fait que la marque aux trois bandes rêve de retrouver le maillot des Bleus qu’elle a connu pendant près de 40 ans, elle dispose d’une enveloppe budgétaire directement liée à la perte de l’Allemagne et semble vouloir prendre sa vengeance face à son concurrent le plus féroce. En revanche, l’équipementier allemand a prévenu et ne viendra pas bousculer le marché. Nouveau patron d’adidas Europe en provenance de PUMA, Bjørn Gulden a affirmé : « Nous ferons une offre à un prix approprié et des offres là où cela a du sens, à un prix qui nous convient et, au-delà, nous ne participerons pas. »
De son côté, PUMA apparaît comme un outsider sur cet appel d’offres mais sa récente conquête du Portugal démontre qu’il ne faut pas minimiser son pouvoir d’attraction. Un discours qui pourrait être le même pour un acteur comme Décathlon. En devenant le partenaire ballon de la LFP puis de l’Europa League et de la Conference League ou en étant le partenaire des Jeux Olympiques, la marque française a prouvé sa capacité à être un acteur majeur. De là à devenir l’équipementier officiel de la 3F, la marche semble encore haute pour le moment.

Alors que les différentes candidatures vont être étudiées à partir de ce mardi 30 avril durant des phases d’auditions, L’Équipe avance le fait que Philippe Diallo, le président de la FFF, pourrait convoquer un comité exécutif dans la foulée afin d’entrer en négociations exclusives avec l’équipementier qui aura su séduire le comité. Plus que jamais, les jeux sont faits.
Publication
- Publié le : 30/04/2024 à 12:26
- Mis à jour le : 30/04/2024 à 15:21
