Portugal, Italie, Allemagne et maintenant le Brésil ? Depuis quelques mois déjà, les changements d’équipementiers des fédérations nationales sont au cœur du marché. Si l’Italie s’est engagée avec adidas depuis quelques mois, laissant de côté PUMA, la marque au félin s’est relancée en récupérant le Portugal à partir de 2025. Mais c’est bien l’Allemagne qui a fait le plus parler en signant à partir de 2027 avec Nike, mettant ainsi fin à l’un des contrats les plus historiques du monde du football.
Le Brésil, la prise de guerre impossible d’adidas ?
Mais comme si cela ne suffisait pas, la guerre adidas-Nike semble déjà relancée. Au moment de l’appel d’offres lancé par la Fédération Française de Football, adidas semblait vouloir prendre la température pour se venger de la prise de l’Allemagne. C’est du côté du Brésil que l’équipementier aux trois bandes porte désormais son regard. Sous contrat avec Nike depuis 1997, le Brésil semble éternellement lié à la marque américaine tant les joueurs brésiliens sous contrat avec Nike ont marqué l’histoire du football mondial. Comment également oublier toutes les campagnes publicitaires dont le Brésil était au centre de l’attention avec cette notion de Joga Bonito. Une évidence qui rappelle en fait exactement le scénario de l’Allemagne avec adidas…

Sous contrat jusqu’en 2026 avec la marque à la virgule, le Brésil est donc entré dans une phase de renégociation de son contrat. Un procédé très classique mais qui possède une deadline. En effet, si au 1er janvier 2025, aucun accord n’a été conclu, la Fédération Brésilienne de Football sera libre de discuter et de s’engager avec n’importe quelle marque. Avant cela, c’est Nike qui possède la priorité et la marque compte bien en profiter. C’est donc dans ce cadre qu’une première offre a été mise sur la table mais, selon le journaliste brésilien de l’UOL Rodrigo Mattos et de Flashscore, le montant proposé ne semble pas en adéquation avec les attentes de la CBF (Confédération brésilienne de football).
Le Brésil veut s’asseoir à la même table que l’Allemagne et la France
En effet, depuis 2007, qui est le dernier renouvellement en date du contrat entre Nike et la CBF, la fédération brésilienne reçoit « seulement » 35 millions de dollars (environ 30 millions d’euros) par an. À l’inverse, l’équipe de France et la sélection allemande vont percevoir près de 100 millions d’euros chaque saison avec le nouveau deal signé.
De quoi faire saliver le Brésil qui se verrait bien conclure le même deal. Mais la question est désormais de savoir si la marque américaine pourra de nouveau s’aligner sur ce type de contrat et le montant alloué. En attendant, les émissaires d’adidas se sont déjà dits prêts à aligner une telle somme pour récupérer le deal à partir du 1er janvier 2027. Et si les chaises musicales des contrats de fédérations ne faisaient finalement que commencer ?
Publication
- Publié le : 26/09/2024 à 14:16
- Mis à jour le : 26/09/2024 à 13:16
