On savait le règlement de la FIFA strict sur de très nombreux sujets concernant les équipements, mais ce n’est rien par rapport à celui du CIO. Depuis le début du tournoi de football aux Jeux Olympiques de Paris 2024, on peut nettement apercevoir les différences entre les deux institutions internationales et le grand perdant dans l’histoire n’est autre qu’adidas, qui a dû nettement corriger les maillots de ses sélections sous contrat.
Embed from Getty ImagesC’est un fait, les Jeux Olympiques sont depuis longtemps un terrain de jeu miné pour les équipementiers. Il y a d’abord ces partenaires techniques des CNO (Comités Nationaux Olympiques) qui imposent par la même occasion un équipementier à toutes les équipes engagées. En France, par exemple, Le Coq Sportif est le partenaire du CNO et s’affiche partout ou presque. En effet, seules les fédérations de football, d’athlétisme, de handball et de basket ont conservé leurs équipementiers habituels mais devront verser 400 000€ en contrepartie à une caisse de solidarité.
Mais même quand les équipementiers « classiques » sont présents sur les maillots de foot, le règlement du CIO vient mettre son grain de sel. Du côté de l’Argentine et de l’Espagne, par exemple, les tenues que l’on avait pu observer à l’Euro et à la Copa America ne sont plus du tout les mêmes aujourd’hui. Ainsi, les trois bandes qui sont habituellement sur les épaules ou sur les flancs ne sont tout simplement pas visibles. La raison est simple puisque le règlement officiel du CIO n’autorise qu’une seule identification d’un fabricant par maillot. Les trois bandes étant une identification claire de la marque adidas, l’équipementier a dû choisir entre son logo sur les trois bandes sur les épaules et le logo sur la poitrine.
Le maillot aux JO vs le maillot à la Copa America
D’ailleurs, et parce que le règlement est très pointilleux, la mention « Authentic Licensed Product » qui apparaît en bas à droite de la tenue a également été supprimée.
Mais même en choisissant d’intégrer son logo sur la poitrine, adidas a dû faire des ajustements pour ces Jeux Olympiques. Après avoir largement agrandi son logo sur les tenues des clubs et des sélections (tout en respectant les critères de la FIFA), adidas a dû le revoir et le corriger pour la quinzaine olympique. En effet, même si les deux institutions demandent que le logo du fabricant ne dépasse pas 20 cm², la façon de mesurer est différente entre le CIO et la FIFA, et à la défaveur d’adidas pour les Jeux.

On surveillera de près les autres rencontres et les différents équipementiers présents au sein de ces Jeux Olympiques pour voir si le règlement du CIO continue d’impacter les fabricants.

Publication
- Publié le : 25/07/2024 à 13:08
- Mis à jour le : 20/08/2024 à 11:15
