En championnat ou en coupe d’Europe, les règles du football sont les mêmes sur le terrain. Mais côté équipements, la donne change complètement : l’UEFA impose son propre règlement, souvent bien plus strict que celui des ligues nationales. Voici cinq points qui font la spécificité des maillots en coupes d’Europe.
#1 : la taille des sponsors
C’est sans doute le point le plus strict et le moins connu. Sur les compétitions gérées par l’UEFA, la taille et le nombre de sponsors présents sur un maillot sont très encadrés. Selon le règlement sur les équipements, seuls deux sponsors sont autorisés : un sur la poitrine, un sur la manche gauche, avec des surfaces maximales imposées pour chacun.
Embed from Getty ImagesConséquence directe : certains clubs doivent revoir leur floquage à l’occasion des matchs européens. Lors de ses dernières participations en Coupe d’Europe, c’était par exemple le cas du Stade Rennais et de son sponsor historique SAMSIC. En Ligue 1, le grand « S » de SAMSIC s’étale largement sur la poitrine du maillot. En Coupe d’Europe, ce même logo doit être réduit à une simple mention « Samsic » en toutes lettres, sans le grand « S », jugé trop imposant pour respecter les limites de taille imposées par l’UEFA. Le sponsor central ne doit par exemple pas dépasser 200cm2 tandis que clui sur la manche gauche ne doit pas excéder 12cm et 100cm2.
#2 : le badge de vainqueur
Autre particularité, le badge honorifique réservé à certains vainqueurs de la compétition. Outre le badge de tenant du titre, certains clubs portent un badge d’honneur permanent sur la manche.
En Ligue des champions, Liverpool arbore par exemple un badge représentant la coupe aux grandes oreilles accompagnée du chiffre 6, pour ses six victoires dans la compétition. Même logique pour le Milan AC et ses sept titres. Mais tous les anciens vainqueurs n’y ont pas droit : il faut avoir remporté au moins cinq C1, comme le Real Madrid (15 victoires), l’AC Milan (7), le Bayern Munich (6), Liverpool (6) ou le FC Barcelone (5), ou bien avoir gagné trois fois d’affilée, comme l’Ajax entre 1971 et 1973.

Le PSG, sacré pour la première fois en 2025, ne porte donc actuellement aucun badge d’honneur, et encore moins de chiffre à côté de son écusson. Mais un scénario reste ouvert : si le club parisien enchaîne un troisième sacre consécutif en 2027, il rejoindrait le club fermé des équipes triples championnes d’affilée, à l’image de l’Ajax, et pourrait alors arborer un badge affichant le chiffre 3, correspondant à son total de victoires. En attendant, le PSG arborera le badge de vainqueur en titre.
#3 : les numéros des joueurs
Comme en France ou en Italie, les joueurs peuvent porter des numéros allant de 1 à 99 lors des matchs de coupe d’Europe. Rien d’exceptionnel à ce niveau. En revanche, la liste des numéros enregistrés pour la coupe d’Europe peut différer de celle du championnat national, et surtout, elle reste figée une fois la saison lancée.

Il y a quelques années, alors que Néné avait quitté le PSG, Zlatan Ibrahimović avait pu récupérer son numéro 10 en Ligue 1 grâce à une dérogation. Impossible en revanche de faire de même en Coupe d’Europe : le règlement de la compétition interdit tout changement de numéro en cours de saison, et Ibrahimović avait donc dû continuer à porter le numéro 18 sur la scène européenne.
#4 : le brassard de capitaine, lui aussi réglementé
Autre détail méconnu, le brassard de capitaine répond lui aussi à des règles précises en Coupe d’Europe. Le règlement UEFA sur les équipements impose plusieurs contraintes : il peut afficher une identification d’équipe qui ne dépasse pas 50 cm², mais ne peut comporter aucun élément décoratif à l’exception de l’inscription « capitaine » ou d’une abréviation. Aucune identification de fabricant n’est autorisée non plus.
Embed from Getty ImagesAutre particularité, l’UEFA se réserve même le droit de fournir elle-même les brassards de capitaine pour certains matchs, notamment dans le cadre de campagnes de sensibilisation qu’elle organise, retirant alors aux clubs le choix du design habituel.
#5 : le nouveau badge Debut
Dernière nouveauté en date, l’UEFA a lancé cette saison un badge spécial pour les joueurs qui disputent leur tout premier match en Ligue des champions. Un élément bleu vient s’intégrer directement au badge Starball porté sur la manche droite, et ne s’active que lorsqu’un joueur foule réellement la pelouse pour la première fois dans la compétition, une entrée en jeu comme remplaçant suffisant à le déclencher.
Après la rencontre, cet élément est retiré du maillot, authentifié, puis transmis à Topps, qui l’intègre à une carte à collectionner unique et signée par le joueur. Détail intéressant : une fois l’élément retiré, le badge conserve tout de même une trace visuelle du mot « DEBUT », ce qui permet au maillot lui-même de rester identifiable comme pièce de collection. Un joueur ne porte ce badge qu’une seule fois dans sa carrière, y compris s’il change de club par la suite.
Cette initiative n’est pas isolée : l’UEFA s’inscrit ici dans une tendance qui a d’abord émergé en MLS dès 2024, avant d’être reprise par la FIFA lors de la Coupe du monde 2026, puis très récemment par la Bundesliga et par la Liga Portugal, qui a de son côté généralisé le principe à plusieurs distinctions individuelles (MVP, meilleur buteur, meilleur gardien). En l’espace de deux ans, le badge de premier match est ainsi passé du statut de curiosité nord-américaine à celui de standard progressivement adopté par les plus grandes compétitions du football mondial.
Publication
- Publié le : 16/09/2025 à 11:26
- Mis à jour le : 03/09/2026 à 01:15
