Du tournoi de quartier à la scène internationale, Impulstar est un modèle de réussite. Incarné par Bernard Messi et Meissa N’Diaye, le tournoi réuni de nombreux amateurs de football, influenceurs ou même footballeurs professionnels, pour une compétition de street football unique destiné aux jeunes âgés de 14 à 16 ans.
Fondé en 2010 à Argenteuil, en France, cet évènement vise à offrir une plateforme pour la jeunesse française et internationale afin de révéler leurs talents. Impulstar mélange football, culture, divertissement, et passion pour le sport. Après son lancement, l’évènement a pris une dimension internationale, invitant des équipes d’Angleterre, du Maroc, de Côte d’Ivoire, et d’Argentine, entre autres, à démontrer leurs compétences.
D’Argenteuil au grand écran
Cette réussite a été l’objet d’un documentaire, révélé mi-janvier, et censé teaser l’évèment. Dans ce documentaire de près d’une heure, on y retrouve l’histoire du tournoi à travers plusieurs dates marquantes. La parole est donnée à des personnes importantes du tournoi, organisateur comme ancien joueur, dont le joueur de l’AS Monaco Youssouf Fofana. Le milieu de l’équipe de France a participé au tournoi quand il était plus jeune, et symbolise la réussite du tournoi.
L’évènement s’est étendu au-delà de ses origines françaises, avec un tournoi précédent organisé à Londres en novembre 2023, marquant ainsi l’ambition de devenir une plateforme internationale pour le street football. Impulstar est non seulement une célébration du talent jeune dans le football de rue, mais sert également de vitrine pour les participants devant une audience internationale, dans des lieux emblématiques.
Cette année, c’est à la adidas arena que sera organisée la finale du tournoi, le jeudi 15 février. La salle parisienne vient dêtre inaugurée, avec le premier match du Paris basketball le 11 février contre Saint Quentin (87-65). Elle se transformera en site olympique pour les épreuves de badminton, para-badminton, gymnastique rythmique et para-haltérophilie pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.
Le naming dans une nouvelle ère
adidas, à travers le naming de son arena située porte de La Chapelle, réalise une action très rare. Un équipementier qui donne son nom à une salle où un stade, ce n’est pas courant, et cela n’arrive même presque jamais. La seule exception est le stade de Bolton, où jouent les Bolton Wanderers (D3 anglaise), nommé entre 1997 et 2014, le Reebok Stadium, puis entre 2014 et 2018, le Macron Stadium. Si le club, qui a vu passer de grands noms comme Jay Jay Okocha ou encore Nicolas Anelka est aujourd’hui a nouveau équipé par Macron, le stade prend désormais le nom de Toughsheet Community Stadium.
Ce qu’on appelle communément « naming » fait référence à la pratique consistant à donner à un stade, une compétition, ou un événement sportif le nom d’une marque ou d’une entreprise en échange d’un partenariat financier. Cette stratégie de marketing est utilisée pour augmenter la visibilité de la marque et renforcer son association avec des moments sportifs mémorables. Voici un récapitulatif de cette pratique, en mettant l’accent sur les équipementiers tels qu’Adidas.
Objectifs du naming
- Visibilité de la marque: Augmenter la présence de la marque dans la vie quotidienne des consommateurs et lors d’événements majeurs.
- Association avec l’excellence: En s’associant avec des clubs, des stades, et des événements de renom, les marques visent à associer leur image à la réussite et à l’excellence sportive.
- Engagement du public: Créer une connexion émotionnelle avec les fans et les consommateurs en étant présents dans des moments importants de sport et de loisir.

Le naming direct de stades ou de salles de sport reste moins courant parmi les équipementiers que chez les entreprises issues d’autres secteurs, comme les compagnies aériennes, les banques, et les entreprises de télécommunication.
En France, plusieurs stades de football ont un naming apposé à leur nom. C’est le cas du Groupama Stadium à Lyon, de l’Orange Vélodrome à Marseille, de la Décathlon Arena à Villeneuve-d’Asq, ou encore de la MMArena au Mans. Mais ce n’est pas un fait autant répandu qu’aux États-Unis.
Cette stratégie est souvent plus visible dans les ligues professionnelles américaines (NFL, NBA, MLB, NHL) où le naming des stades et des arènes par des marques est une pratique répandue. On peut également retrouver la marque d’habillement Levi’s, qui donne son nom à l’antre des 49ers de San Francisco
À voir désormais si d’autres équipementiers emboiteront le pas à adidas, qui vient de frapper un grand coup, en disposant de sa propre salle, à Paris.
Publication
- Publié le : 14/02/2024 à 19:12
- Mis à jour le : 14/02/2024 à 17:55
