Pendant des années, la Mercurial Vapor et la Mercurial Superfly n’étaient, au fond, que deux versions d’une même chaussure : une tige basse, une tige haute, et pour le reste, des technologies identiques. Ce temps est révolu. Avec la Vapor 17 et la Superfly 11, Nike sépare pour de bon les deux silhouettes, chacune pensée pour un type de vitesse différent. Empeignes, plaques, coupes, coloris : voici tout ce qui distingue les deux paires en 2026.
2014, l’année qui a inventé la tige haute Superfly
De 1998 à 2013, il n’existait qu’une seule Mercurial, portée par Ronaldo puis par toute une génération de joueurs, sans distinction de tige. La bascule intervient en 2014, avec la Mercurial Superfly IV. C’est cette paire qui introduit pour la première fois le col Dynamic Fit mi-haut, une nouveauté qui transforme la silhouette de la Mercurial.
La même année, la Mercurial Vapor X sort comme sa déclinaison en version basse, sans ce col et avec une matière différente. Depuis, chaque génération a reconduit ce schéma : Superfly en tige haute, Vapor en tige basse, jusqu’à la Superfly 10 et la Vapor 16 encore en 2024. Douze ans plus tard, la Superfly 11 vient bousculer ce repère.
Une tige haute qui redevient basse, mais pas partout
Pour la première fois depuis 2014, la Superfly 11 abandonne son col Dynamic Fit sur les gammes Elite et Pro et repasse en tige basse, à l’image de la Vapor 17. Un choix assumé par Nike : James Molyneux, qui pilote la conception des chaussures de foot chez Nike, explique que la Superfly et la Vapor doivent désormais répondre à deux besoins de vitesse bien distincts, et que la tige haute n’apportait plus grand-chose au niveau Elite. Mais sur les versions Academy et Club, la Superfly 11 conserve son col haut historique. Un choix qui n’a rien d’anodin : il montre qu’il existe encore une vraie demande pour cette silhouette chez les pratiquants réguliers et les plus jeunes, même si le haut de gamme tourne la page.
Air Zoom contre FlyLite, deux plaques, deux philosophies
Sous le pied, la différence est encore plus nette. La Superfly 11 Elite embarque une unité Air Zoom apparente sous l’avant-pied, associée à une mousse ZoomX, pensée pour l’accélération en ligne droite et la vitesse tenue sur la durée d’un match.
La Vapor 17 Elite mise sur la plaque FlyLite, plus légère, conçue pour optimiser les changements de direction en espace réduit. James Molyneux résume la philosophie de chaque paire : « La Vapor est obsédée par le premier demi-pas. La Superfly est construite pour les joueurs qui transforment l’espace en danger. » Cette distinction se retrouve jusque dans les paliers inférieurs : la Superfly 11 Pro garde une unité Air Zoom, quand la Vapor 17 Pro conserve sa plaque FlyLite, toutes deux annoncées environ 25% plus légères que leurs devancières.
Flyweave Ultra contre Atomknit, la bataille des matières
Les deux tiges racontent la même histoire que les plaques. La Superfly 11 mise sur une empeigne Flyweave Ultra, pensée pour le maintien : une structure resserrée à deux zones qui bloque le pied à pleine vitesse.
La Vapor 17, elle, introduit l’Atomknit, le Flyknit le plus fin jamais produit par Nike, taillé pour une sensation la plus proche possible du pieds nus. Sur les paliers Academy des deux modèles, on retrouve une empeigne commune en NikeSkin, plus accessible, mais la logique reste la même : la Superfly favorise le maintien, la Vapor favorise la légèreté et le toucher de balle.
Un style et des coloris pensés pour se différencier
Dans les couleurs aussi, la différence se ressent. Au lancement, les deux paires partagent pourtant un même univers visuel : un rose vif, un Swoosh noir et une semelle semi-translucide à l’effet irisé façon nappe d’huile. Mais même dans ce coloris commun, la nuance change d’une silhouette à l’autre, plus rose franc sur la Vapor, plus cramoisi sur la Superfly. Les packs sortis depuis creusent encore l’écart : le pack Scorpion joue un dégradé rose, violet et orange, tandis que le pack de la rentrée habille la Superfly de blanc tandis que la Vapor se pare de rouge. Une façon, pour Nike, de rendre les deux silhouettes reconnaissables au premier coup d’oeil, même sans regarder la tige.
Au final, Vapor 17 et Superfly 11 ne sont plus deux variantes d’un même produit mais deux chaussures pensées pour deux profils de joueurs. La première pour ceux qui cassent les lignes en un demi-pas, la seconde pour ceux qui creusent l’écart sur la durée. Reste à savoir laquelle des deux silhouettes Kylian Mbappé, Vinicius Jr ou Cristiano Ronaldo choisiront de porter au sortir de la trêve.
Publication
- Publié le : 09/08/2026 à 17:26
- Mis à jour le : 07/08/2026 à 12:14
