Il a été le héros du peuple milanais lors de la désormais légendaire demi-finale de Ligue des Champions face au FC Barcelone. Il devient désormais un joueur que l’on va suivre de près. Lui, c’est Francesco Acerbi, et la raison pour laquelle il nous intéresse aujourd’hui, c’est le trou qu’il fait volontairement sur l’avant de sa chaussure, au niveau du gros orteil, à chaque match. On vous explique tout.
Rongier, Hummels, Coutinho et Valdifiori avant lui
Depuis plusieurs mois maintenant, et notamment grâce à Jude Bellingham et Bukayo Saka, les trous à l’arrière des chaussettes de foot sont devenus presque classiques. Utilisée par les joueurs dans le but de soulager la pression sanguine, cette technique est presque devenue un phénomène de mode, voir une superstition. Mais à la différence des chaussettes, les trous dans les chaussures sont beaucoup plus rares et les raisons appartiennent à une catégorie encore différente.

Mais si elle est moins répandue, cette pratique de couper une partie de la chaussure de foot a déjà un passé, dont Mats Hummels est probablement l’un des premiers protagonistes. Alors au Bayern, le défenseur central avait joué un match de coupe d’Allemagne face au Borussia Dortmund avec un trou sur l’avant de ses deux chaussures, pile au niveau du gros orteil. Une technique assez surprenante et très artisanale que l’international allemand avait justifiée directement à la télévision : « J’avais des problèmes avec mes orteils, qui étaient trop enfoncés dans la chaussure. Je pensais que de cette façon j’allégerais la pression, et ce fut le cas. »
Embed from Getty ImagesÀ l’image de Valentin Rongier ou Philippe Coutinho, qui coupaient au cutter le talon des crampons pour soulager le tendon d’Achille, Hummels avait ressenti le même besoin à l’avant-pied. Mais dans le cas d’Acerbi, un facteur nouveau intervient. En effet, en regardant de près la saison d’Acerbi, on se rend compte que le point de bascule intervient entre le 23 et le 26 novembre 2024. Avant cette période, Acerbi ne troue pas ses chaussures ; après, l’ensemble de ses crampons comporte un trou à l’avant.
Réelle douleur ou simple superstition ?
Une période durant laquelle il va également y avoir un autre changement. Alors qu’il portait sans relâche une Mercurial Vapor XV (qu’il continue de porter d’ailleurs), Acerbi a commencé, durant cette période, à porter une Mercurial Vapor XVI jaune fluo du pack « Mad Voltage » durant les entraînements. Et lors de sa première sortie avec la dernière évolution du silo, il avait déjà troué l’avant du modèle. Si, techniquement, les différences entre les deux versions étaient faibles, la tige semble désormais gêner le défenseur italien.

Sans contestation possible, la douleur — ou tout du moins le soulagement d’une douleur ou d’une gêne — est donc la raison la plus plausible dans le cas d’Acerbi, mais la possibilité que cela soit devenu une superstition n’est clairement pas à exclure. D’ailleurs, le compte Instagram officiel de l’Inter Milan entretient cette possibilité. En partagent la photo des chaussures d’Acerbi, le club l’avait accompagné d’un message « Don’t change a winning formula » (Ne changez pas une formule gagnante).
Une chose est sûre : lors de la finale de la Ligue des Champions face au PSG, Francesco Acerbi devrait continuer de jouer avec le trou sur l’avant de la chaussure. Ce sera alors peut-être l’occasion de lui demander la raison ?
Publication
- Crédit photo : Instagram @inter
- Publié le : 15/05/2025 à 15:11
- Mis à jour le : 15/05/2025 à 15:11
