Un maillot blanc, un dégradé de bleus et, sur le haut du torse, d’étranges reliefs. Le cliché de Kenan Yildiz publié par la Juventus il y a quelques semaines pourrait ne rien avoir d’anodin et dévoiler ce qu’adidas prépare pour les maillots de foot avec sa technologie Climacool+.
Lors de la première trêve internationale de la saison, la Juventus publie sur Instagram une photo de Kenan Yildiz qui fait tiquer les amateurs de maillots. L’attaquant turc porte un haut blanc, dégradé de trois nuances de bleu dans sa partie basse, floqué d’un numéro 10 dans la police utilisée par adidas pour la Coupe du monde 2026. Bref, rien d’extraordinaire jusque-là. Sauf qu’en haut du maillot, une série d’ellipses en relief disposées à intervalles réguliers vient casser la surface du tissu. De quoi nous rappeler que quelque temps avant, des images volées voyant Rodrygo porter le même maillot au sein du siège de la marque aux trois bandes avaient fuité. Et si adidas préparait tout simplement l’avenir des maillots de foot ?
Comment fonctionne la technologie Climacool+ d’adidas ?
Avant la Coupe du monde 2026, adidas avait dévoilé sa nouvelle technologie Climacool+, un terme qui n’avait rien d’anodin puisqu’il reprend le nom d’une ancienne innovation de la marque. Mais cette fois-ci, le design est différent. Pourtant, ces reliefs ne sortent pas de nulle part et c’est du côté du tennis qu’il faut regarder pour en savoir un peu plus.
Le 17 juin dernier, adidas présente la nouvelle version de Climacool+ avec sa collection tennis pour le gazon londonien, avant de l’envoyer à Wimbledon sur les épaules d’Alexander Zverev ou de Félix Auger-Aliassime. Le principe tient en une idée : au lieu de miser uniquement sur la fibre ou la porosité du tissu, l’équipementier allemand modifie la structure même du vêtement. Les reliefs en 3D décollent le tissu de la peau et créent de petits canaux d’air, ce qui accélère l’évaporation de la sueur et empêche le maillot de coller au corps. Ils ne sont d’ailleurs pas placés au hasard : poitrine, haut de l’abdomen, épaules et haut du dos, soit les zones où la chaleur s’accumule le plus. Pour les identifier, la marque a fait passer ses athlètes en chambre climatique, sous l’œil d’une caméra thermique, en mesurant la température de la peau, l’humidité entre la peau et le tissu et l’adhérence du vêtement en mouvement. « Il place le flux d’air là où les athlètes en ont le plus besoin », résume Margherita Raccuglia, directrice de la performance athlète chez adidas. Le concept avait même fait ses preuves sur le débardeur de Sabastian Sawe, premier à passer sous les deux heures sur un marathon officiel, à Londres en avril.
Si la technologie Climacool+ figure déjà sur les maillots Authentic de l’Espagne ou de la Juventus cette saison, cette nouvelle version n’a finalement plus grand-chose à voir et son développement pourrait rapidement débarquer sur les maillots de foot.
Pourquoi le foot sera le prochain terrain de jeu d’adidas ?
Car la marque allemande ne s’en cache pas : elle présente Climacool+ comme une plateforme appelée à s’étendre à d’autres sports dès 2027 et le foot reste l’un de ses terrains de jeu prioritaires. Le précédent existe d’ailleurs déjà. Le système Climacool, veste isolante et gilet réfrigérant conçus en 2025 pour les pilotes Mercedes en F1, a été adapté au foot après des tests avec Manchester United, la Juventus et Arsenal, avant d’être mis à disposition des sélections adidas pendant la Coupe du monde.
Reste la question de l’esthétique car l’un des éléments importants de cette technologie, ce sont ces motifs en relief qui devront facilement s’associer aux logos, au flocage et aux différents sponsors. Avec l’Euro 2028 et les Jeux olympiques de Los Angeles en ligne de mire, l’équipementier allemand tient en tout cas une belle fenêtre de tir. L’avenir du maillot adidas, on l’a déjà sous les yeux, il ne manque plus que la date.
Publication
- Publié le : 24/10/2026 à 12:16
- Mis à jour le : 24/10/2026 à 12:16
