Figure du football français, Laure Boulleau a connu le plus haut niveau sous les couleurs de l’équipe de France et du Paris Saint-Germain, avant de devenir consultante sur Canal+. Engagée aux côtés des Bâtisseurs du Sport, le programme de BigMat qui accompagne et valorise le football amateur, elle a pris le temps d’évoquer son rôle de marraine ainsi que son attachement aux racines du jeu lors d’un entretien organisé chez son agent.
Est-ce que tu assistes des matchs de foot amateur ?
Oui, ça m’arrive. J’ai mon neveu et le fils de mon compagnon qui jouent au foot, donc je vais les voir, notamment en région parisienne, vers Montrouge. J’observe beaucoup. Et c’est important pour moi d’y aller, sinon je ne pourrais pas être légitime pour en parler.
Si tu devais garder un souvenir du foot amateur, ce serait lequel ?
Le foot amateur est très lié à mon histoire personnelle. À l’époque, je ne savais même pas que j’avais le droit de jouer dans un club parce que j’étais une fille. J’ai été repérée à l’école par un surveillant qui était bénévole dans un club amateur juste à côté de Clermont-Ferrand. Du jour au lendemain, je me suis retrouvée dans un club de foot.
« Il y a des personnes qui s’investissent au quotidien, des bénévoles à qui on doit énormément »
Il y avait d’autres filles avec toi ?
J’étais la seule fille. Une autre anecdote assez drôle, c’est que je n’avais pas de vestiaire, donc je me changeais dans les toilettes. Malgré ça, le club m’a très bien accueillie, m’a aidée à m’émanciper. C’est aussi cette solidarité autour des tournois que j’aimais beaucoup : entre les parents, les coachs, les dirigeants. Ce sont de super souvenirs. C’est ça, le vrai football.
Avec BigMat et son programme Les Bâtisseurs du Sport, tu peux justement replonger dans ces souvenirs ?
Oui, complètement. Ça me replonge dans mes souvenirs, ça me fait du bien.
Tu peux nous en dire plus sur ce programme ?
Le programme Les Bâtisseurs du Sport soutient le football amateur. 101 clubs participent toute l’année à un concours, et l’un d’entre eux est sélectionné. Le club gagnant a ensuite le plaisir de me recevoir (rires). Je l’ai fait l’année dernière, dans la ville de Saint-Étienne. J’ai rendu visite à un club amateur, passé une grosse partie de la journée avec eux : on a joué au foot, partagé, échangé… Les autres clubs, eux, remportent des kits équipementiers.
Qu’est-ce que tu apprécies dans le programme Les Bâtisseurs du Sport ?
C’est qu’il me rappelle toutes mes années dans le foot amateur, parce que c’est là que tout commence. Je tiens beaucoup à redonner au foot amateur ce qu’il m’a appris. Il y a des personnes qui s’investissent au quotidien, des bénévoles à qui on doit énormément. Quand on parle de foot amateur, on parle d’eux.
D’ailleurs, tu te souviens de tes premiers équipements de foot ?
J’avais les crampons Total 90, gris argenté, avec les lacets sur le côté. Ensuite, je suis passée sur les Mercurial quand j’ai eu la chance d’être sponsorisée. Ce sont des chaussures pour aller vite… et j’allais vite à l’époque (rires). C’est terminé maintenant !
« J’ai aussi des maillots de joueurs : Messi, Mbappé, Neymar, tous dédicacés »
Les équipements, c’est aussi un des axes du programme de BigMat.
Les équipements sont essentiels et coûtent cher. Ce n’est pas un détail. Offrir des équipements à un club peut permettre de dégager du budget pour payer une personne à mi-temps, par exemple. Dans le foot amateur, on bricole beaucoup au niveau financier. Ça fait plusieurs années que ce programme existe, avec des milliers de clubs équipés en Europe. Ce sont des détails qui font une énorme différence pour aider le football.
Au cours de ta carrière, as-tu conservé des équipements ?
Oui, j’ai gardé plein de choses.
Comme quoi ?
Le plus symbolique, c’est le maillot France–Angleterre de la Coupe du Monde (2011), celui qui nous a permis de nous qualifier pour la première fois en demi-finale. En plus, ce maillot était magnifique : la marinière Nike. J’ai aussi des maillots de joueurs : Messi, Mbappé, Neymar, tous dédicacés.
Tu as conservé des accessoires atypiques ?
J’ai beaucoup de trésors. J’ai aussi gardé mes premiers protège-tibias, mais ce qui est le plus atypique, ce sont mes brassards de capitaine en équipe de France, jaune fluo et bleu. J’aimais beaucoup les équipements, j’avais mes rituels.
Lesquels ?
Toujours les mêmes sous-vêtements, les mêmes brassières, les mêmes musiques avant les matchs. J’écoutais de la variété française : Jean-Jacques Goldman, Francis Cabrel… Ça ne plaisait pas toujours dans le vestiaire, mais moi, ça me détendait (rires).
Publication
- Publié le : 05/02/2026 à 13:01
- Mis à jour le : 04/02/2026 à 13:34
