Il y a des marques qu’on attend au tournant à chaque sortie et Ezeta en fait clairement partie. Saison après saison, la marque italienne transforme les maillots de clubs modestes en petits récits à porter. La Piazza del Popolo pour Latina, la Villa d’Este pour Tivoli, la Riviera pour Portofino ou encore la légende des Sirènes pour Sorrento. À chaque fois, le maillot raconte un lieu, une histoire, une identité. Mais jusqu’ici, toutes ces histoires avaient un point commun, elles se passaient en Italie.
Cette fois, Ezeta franchit la frontière puisque la marque habille un club étranger, et pas n’importe lequel. Direction la Grèce et l’Apollon Smyrnis, l’un des plus vieux clubs du pays. Né à Smyrne en 1891, le club doit son nom à Apollon, dieu de la musique et ses couleurs au drapeau grec. Contraint de quitter Smyrne pour Athènes en 1922, il évolue aujourd’hui en troisième division. Sur le papier, un club discret. Pour Ezeta, une mine d’or.
Ezeta et l’Apollon Smyrnis, 135 ans d’histoire grecque sur trois maillots
Pour raconter cette histoire, la marque a construit un langage visuel commun aux trois maillots puisé dans l’ornement grec antique et dans l’architecture néoclassique d’Athènes. On y retrouve Apollon et sa lyre, des soleils, des lions inspirés de ceux de Délos, des vagues, des palmettes et le méandre, la fameuse frise grecque. Le tout décliné en trois ambiances.
Le maillot domicile garde les rayures blanches et bleues du club avec un bleu inspiré du drapeau grec. Mais en s’approchant, les bandes bleues reprennent l’anthémion, un motif antique mêlant palmettes et fleurs de lotus, tandis que les bandes blanches laissent apparaître, ton sur ton, Apollon, des soleils et des amphores. Un col polo bleu vient compléter un maillot qui fleure bon les années 90.
Le maillot extérieur, lui, ose le rose. Un grand médaillon central met en scène Apollon au cœur d’un soleil rayonnant, entouré de frises et de lions qui encadrent l’écusson. Le col croisé et les bords de manches bleus, ornés de méandres, rappellent que le club ne perd jamais de vue ses racines.
Reste le third, sans doute la pièce la plus forte de la collection. Noir et or, il remplace l’écusson actuel par un monogramme retrouvé dans un programme du club datant de 1904, celui des premiers jeux « Apolloniens », imprimé en grec et en français. Le monogramme s’affiche en doré sur la poitrine, puis se répète le long de bandes noires sur les manches, pendant que les motifs grecs se fondent ton sur ton dans le tissu.
Ezeta poursuit sa conquête au-delà de l’Italie
Avec cette collection, Ezeta reste fidèle à ce qui a fait sa réputation : aller chercher l’histoire là où personne ne la regarde, puis la mettre en scène jusque dans ses campagnes photo, ici entre bustes antiques, toges et lyre. Mais ce premier pas hors d’Italie a une autre portée. Née en 2017 sous le nom d’EZ Design, en imaginant des maillots concept pour de grands clubs, la marque montre qu’elle a désormais les moyens de s’exporter. Après la Grèce, où ira-t-elle chercher sa prochaine histoire ?
Publication
- Publié le : 29/10/2026 à 18:57
- Mis à jour le : 29/10/2026 à 18:57
