Interview

Christopher Makengo, l’un de ces héros de la Coupe de France au parcours atypique

Publié le 13/02/2020

Après avoir fait tomber le LOSC en 8ème de finale, Épinal s'attaque à l'AS Saint-Etienne pour les 1/4 de finale de la Coupe de France. L'occasion pour nous d'échanger avec l'un des héros de l'équipe, Christopher Makengo.

À quelques heures de disputer le match le plus important de sa carrière qui pourrait l’emmener dans le dernier carré de la Coupe de France, nous avons rencontré Christopher Makengo en marge d’une interview qu’il a réservé à la plateforme Réseau Foot. Lancé en 2015, Réseau Foot a pour mission de faciliter la mise en relation entre les joueurs et les clubs amateurs. Bénéficiant d’une communauté comptant plus de 10.000 personnes, dont plus de 4.000 joueurs de 17 à 25 an, Réseau Foot organise également chaque année la Draft, un évenement dont Footpack est notamment partenaire. Son parcours, ses exploits en Coupe de France mais également sa relation avec les équipements, nous avons pu échanger longuement avec l’un des héros de l’épopée d’Épinal en Coupe de France.

Bonjour Christopher, est-ce que tu peux te présenter et présenter ton parcours ?

Je m’appelle Christopher Makengo, j’ai 25 ans, je joue à Epinal. Je suis milieu relayeur, c’est là où je prends le plus de plaisir parce que j’ai besoin d’être actif. J’ai commencé le foot grâce à mon grand frère. À force de le voir jouer, j’ai eu envie de faire du foot et du coup j’ai commencé à l’ASPTT Lyon. Ce qui était marrant c’est que à chaque match j’étais attaquant et vu qu’il savait qu’à cette époque l’OL me voulait il me faisait jouer gardien contre lorsqu’on les rencontrait. J’ai signé là-bas quelques temps après et mon passage à l’OL reste une superbe expérience, j’étais avec les meilleurs joueurs de la région dans le meilleur club de France de l’époque. On se devait de représenter les pros au mieux. À 13-14 ans, je vais à l’INF Pôle Espoirs de Vichy et à l’AS Saint-Priest, un club plus familial avec moins de pression. Après l’OL c’est ce qui se faisait de mieux dans la région. Mais le vrai tournant de ma carrière, c’est les États-Unis. Je me suis dit que parmi toutes les nationalités, j’avais vraiment le niveau pour devenir un bon footballeur. Aujourd’hui je suis donc à Épinal, en N2

« Individuellement et collectivement il y a une force qui se dégage de ce groupe »

En jouant pour une équipe de N2, est-ce qu’on s’attend à aller si loin en Coupe de France ?

Aller si loin, à la base non. Le dernier carré est réservé pour les meilleures équipes de France normalement. Quand on commence notre parcours en Coupe de France, l’objectif c’est les 32èmes de finale, on va pas se mentir.

Ça se passe comment dans les têtes après l’exploit face à Lille ?

Ça m’a pris du temps pour réaliser. J’ai vraiment été partie prenante dans ce match-là en plus, tous mes proches étaient là, ça reste le plus beau souvenir de ma jeune carrière. Tu repenses à tout. J’ai eu un flashback de partout où je suis passé, je reviens d’assez loin. Chacun à son parcours, chacun à sa destinée, mais je reviens de loin. Tu as travaillé, mais c’est pour vivre des choses comme ça.

Quand tu vois ton groupe, est-ce que tu es surpris du parcours en Coupe de France ?

Pas du tout ! Quand je vois nos séances d’entrainement ou autres, on a des joueurs de qualité et individuellement et collectivement il y a une force qui se dégage de ce groupe. On est une bande de potes, c’est vraiment bien de travailler comme ça.

Parlons un peu d’équipements maintenant. Comment ça se passe dans un club de N2 ?

Au niveau des équipements, sincèrement on est comme un club pro. On est équipé comme eux que ce soit au niveau des tenues d’entrainements ou des tenues de matchs. Certes, on a pas d’intendant, mais ce sont les coachs qui gèrent ça, en ce qui concerne les tenues de matchs en tout cas, tout le reste, c’est nous qui gérons de notre côté. On est vraiment traité comme des pros, on a chacun nos numéros, etc… Personnellement le 23 c’est un clin d’œil à ma saison aux États-unis où on va en finale. Espérons qu’on aille là encore en finale de la Coupe de la France. C’est la saison qui a tout déclenché en tout cas !

Toi, est-ce que tu es sponsorisé par exemple ?

Non, je ne suis pas sponsorisé et à ce niveau-là, personne dans l’équipe n’est sponsorisé, on est pas assez exposé à notre niveau même si la Coupe de France nous permet d’avoir une belle visibilité. Après, j’arrive à me faire fournir des crampons avec certaines connaissances. De mon côté, je joue avec les adidas Nemeziz depuis la sortie de la paire. J’ai testé la Phantom Vision aussi mais je préfère adidas.

Qu’est ce qui est le plus important pour toi dans une chaussure de foot ?

Le critère le plus important à mes yeux, c’est le confort. Il faut que je sois bien dedans et qu’elle soit légère puisque je suis un joueur mobile donc j’ai pas envie qu’elle me gêne. J’ai testé un peu tous les crampons et je sais maintenant ce que je veux. La Nemeziz reste la numéro 1.

Si tu ne dois retenir que trois paires de crampons, portées ou pas d’ailleurs

Dans mon top 3, je retiens forcément la Predator de Zidane, pour moi Zidane, c’est le boss. La Accelerator en numéro 1, mais la Absolute dorée de 2006 c’est la plus belle de toutes. Même si je suis plus adidas, la Mercurial de Ronaldo R9 en 1998 est vraiment belle.

Dernière question, qu’est ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?

Pour la suite, passer un tour et aller le plus loin possible en Coupe de France. Et à terme, atteindre mon objectif de signer pro en France.

Un grand merci à Christopher Makengo pour sa disponibilité et on lui souhaite bien évidemment le meilleur pour sa carrière. 

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