Chaussures de foot

Alexis Blin : « si j’ai envie de changer de crampons, il n’y a rien qui m’en empêche »

Publié le 26/06/2022

Milieu de terrain de l'US Lecce, Alexis Blin revient sur son aventure en Italie. La ferveur des Leccesi, sa fidélité à sa paire de Tiempo, son rituel d'avant-match... L'ancien toulousain se livre avant la reprise du Calcio. Rencontre.

Il est venu, il a vu, il a vaincu. Débarqué à Lecce en provenance d’Amiens en 2021, Alexis Blin a remporté le championnat de Serie B italienne cette année. Ciao les déplacements au Stade Benito-Stirpe de Frosinone et les réceptions du Cosenza Calcio les lundis soir, la saison prochaine le Français foulera les plus grandes enceintes d’Italie.

Avant la reprise de l’entraînement le 25 juin prochain, le natif du Mans revient sur cette incroyable aventure avec l’US Lecce tout en parlant de son adaptation au football transalpin. Joint par téléphone, le milieu de terrain n’a pas oublié de nous parler crampons et de son incontournable Tiempo.

As-tu bien fêté le titre avec tes coéquipiers de Lecce ?
Franchement, c’était incroyable. Pour nous, pour les supporteurs, pour la ville, pour nos proches, cette montée restera un moment inoubliable.

En signant là-bas, t’attendais-tu à vivre une saison aussi folle ?
C’est un club qui joue souvent le haut de tableau en Serie B, et qui a joué en Serie A il n’y a pas longtemps. La saison précédente, Lecce a terminé quatrième (ndlr : élimination contre Venise en barrage). En venant ici, j’ai choisi un club structuré. Au fond de moi, je me disais que l’objectif principal de la saison était de monter en Serie A.

« Je joue en Nike depuis mes 15 ans, alors que je ne suis plus sous-contrat »

Connaissais-tu du monde à Lecce ?
Non, personne. Ça fait longtemps que j’ai envie de découvrir un championnat étranger. C’est enrichissant de pouvoir découvrir une autre culture. C’était l’occasion parfaite pour moi de tenter cette expérience et c’est vraiment avec aucun regret que j’y suis allé. La région et la ville sont incroyables.

 

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D’autres clubs voulaient te recruter ?
Avec Lecce, ça s’est fait rapidement en début de mercato. Trois autres clubs étaient intéressés par mon profil, mais Lecce a été le premier à me solliciter. Le projet m’a tout de suite plu. Quand il te reste un an de contrat et qu’on te propose un club avec de l’ambition comme Lecce, t’es obligé d’accepter.

Quelles sont les différences entre la Serie B et la Ligue 1 ?
L’essentiel, c’est déjà de bien comprendre la langue pour s’intégrer dans l’équipe et pour s’exprimer sur le terrain. Je dirais qu’il n’y a pas une grande différence. En Italie, on est un peu plus sur la tactique et moins sur les qualités physiques comme en France.

Si quelque chose ne change pas, c’est bien tes paires de Nike.
Je joue en Nike depuis mes 15 ans, alors que je ne suis plus sous-contrat. Je me sens bien dans cette paire (ndlr : Tiempo). Et comme il m’en reste sous la main, j’en utilise encore. Si j’ai envie de changer de crampons, il n’y a rien qui m’en empêche.

As-tu envie de tester d’autres crampons ?
Je suis ouvert à tout. J’ai fait la saison avec mes Tiempo, l’année prochaine, je ne m’interdis rien. Si je peux changer de crampons, je le ferais.

Es-tu tenté par d’autres paires en ce moment ?
Non, pas forcément. Je suis toujours resté plus ou moins dans la sobriété. Tu le vois avec la Tiempo. En plus, elle est un peu associée à mon style de jeu. Bon, je ne me suis pas encore posé la question, mais vu que tu me l’a pose je vais peut-être m’y mettre (rire).

« Si Alexis Blin porte une paire de Tiempo ou de COPA, ça va inciter personne à porter ces crampons »

Quelle est la qualité première d’une chaussure de foot ?
Le confort avant tout. Cette saison, j’ai eu une petite inflammation du tendon d’Achille, un endroit ou le crampon frotte. Donc c’est peut-être le moment d’essayer d’autres crampons pour savoir si ça frotte moins, si je me sens plus à l’aise. C’est quelque chose que je peux envisager.

Est-ce que tu collectionnes tes anciens crampons ?
Non, pas du tout. J’attends qu’ils soient morts avant de changer. Ensuite, je les jette.

Oh t’es du genre à rafistoler des chaussures avec du scotch toi.
Non, même pas. Quand t’es plus sponsorisé, une paire, tu la gardes. Tu ne penses pas à changer tes crampons alors qu’ils sont toujours en bon état. Quitte à les utiliser, autant les utiliser à fond.

Dans le vestiaire de Lecce, quelles sont les marques les plus répandues ?
Nike et adidas. Nike en priorité.

Les joueurs ont-ils des contrats avec les équipementiers ?
Dans le vestiaire, 90% des joueurs n’ont pas de contrat. Avec le Covid-19, les équipementiers ont changé de stratégie. Je pense qu’ils privilégient les espoirs internationaux et les joueurs de Serie A. Les joueurs de Serie B, qui ont mon profil, ne sont plus sponsorisés. Par exemple, je connais très bien Corentin Jean. Il joue Lens et n’est pas non plus sponsorisé.

Est-ce que ce manque d’intérêt pour vous des équipementiers te dérange ?
Non, c’est une question de marketing. Si eux estiment qu’ils ne sont pas rentables à sponsoriser des joueurs de notre profil, c’est comme ça. Je pense que si Alexis Blin porte une paire de Tiempo ou de COPA, ça va inciter personne à porter ces crampons. J’ai toujours pris du recule par rapport à ça. Je ne vais pas aller toquer aux portes de tous les équipementiers pour réclamer des paires.

As-tu un rituel d’avant-match ?
J’aime bien écouter de la musique. Je me suis fait une playlist pour les jours de match avec des sons relaxants. J’ai perdu ma maman il y a trois ans, j’écoute des musiques qui me donnent cette force de me battre pour elle. Inconsciemment, je rentre sur le terrain avec le pied droit, je fais une petite prière.

« Lecce est une ville qui respire vraiment le foot »

On te demande des maillots ?
Oui, les supporters de Lecce sont vraiment passionnés. S’ils te croisent, ils te demandent un maillot. Si tu vas manger deux trois fois dans le même restaurant, on va te demander si t’as pas un maillot. Lecce est une ville qui respire vraiment le foot. Peu importe où tu vas, ils te sortent des “Forza Lecce”.

Les gens sont fiers de leur club ici.
La ferveur est vachement présente. On a des supporters… Ils sont chauds. Ils font autant de bruit que les supporters locaux. À l’extérieur, le parcage visiteur est toujours blindé. Par exemple à Monza, ils étaient 2000 dans les tribunes. On peut les comparer à ceux de Saint-Étienne.

 

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Qu’est-ce qui te plait le plus à Lecce ?
Il fait 80% du temps très beau. Quand tu joues le haut du classement, tu profites plus. Avec ma femme, nous sommes très épanouis en Italie. L’italien ça s’apprend assez vite en plus.

On peut donc en déduire que tu resteras à Lecce la saison prochaine ?
J’espère ! Je vais donner le maximum pour la ville et pour que le club reste en Serie A.

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